Marignan
(Marignano
en
Italie,
aujourd'hui
Melegnano,
est
une
ville
à
16
km
au
sud-est
de Milan province de Lombardie).
François
1er
remporta
une
difficile
victoire
contre
les
piquiers
mercenaires
suisses
qui
défendaient le duché de Milan.
La
bataille
démontra
comment
l'artillerie
lourde
alliée
à
la
cavalerie
pouvait
venir
à
bout
des formations serrées des Suisses, qui perdirent alors leur réputation d'invincibilité.
Marignan vengea la défaite française à Novare de 1513.
François
Ier
fit
traverser
les
Alpes
à
son
armée
et
aux
70
canons
en
bronze
dont
elle
était équipée lors d'une marche que l'on compara à celle d'Hannibal.
En approchant du Piémont, il intimida ses ennemis.
Les
Espagnols
retinrent
leurs
troupes
plus
au
sud,
et
même
les
Suisses
qui
contrôlaient
Milan songèrent à négocier.
Espérant
répéter
leur
succès
de
Novare
du
06
juin
1513,
ces
derniers
décidèrent
finalement d'organiser une sortie et d'attaquer le campement français à Marignan.
Ce
mouvement
rapide
bénéficiait
d'un
certain
élément
de
surprise,
mais
cette
fois
les
Français
mirent
moins
de
temps
à
former
leurs
divisions
et
à
armer
leur
immense
batterie de canons.
Les
Suisses
attaquèrent
celle-ci
en
longues
rangées
de
piquiers,
comme
à
leur
habitude,
mais
furent
contre-attaqués
par
la
cavalerie
française
et
par
les
"lansquenets",
des
mercenaires
allemands
aussi
surnommés
la
Bande
Noire
pour
leur
efficacité,
mais
aussi
leur brutalité.
Les
Suisses
lancèrent
des
assauts
répétés
contre
l'artillerie,
mais
leurs
formations
furent
tout d'abord brisées par les tirs de canon, puis harcelées par la cavalerie.
Plus
tard
dans
la
journée,
les
Français
furent
rejoints
par
des
troupes
vénitiennes
et
la
défaite suisse devint inéluctable.
Grâce
à
cette
victoire,
la
France
de
François
1er
s'empara
de
Milan
et
les
Suisses
furent
chassés d'Italie.
Les pertes sont :
Français, 4000 sur 40000.
Suisses, 10000 sur 20000.
Le
roi
de
France
se
fit
armer
chevalier
par
Bayard
(Pierre
Terrail,
seigneur
de
Bayard
1475-1524),
sur
le
lieu
de
la
bataille,
qui
ouvrit
aux
Français
la
voie
de
la
reconquête
du
Milanais.
La bataille de Marignan a des effets nombreux.
Le roi de France signe avec le Pape le concordat de Bologne.
C'est
désormais
lui
qui
nomme
les
évêques,
archevêques
et
cardinaux
en
France,
au
Pape ensuite de les confirmer.
Ce concordat tiendra jusqu'à la Révolution française.
François
fait
également
confirmer
ses
droits
sur
la
Lombardie,
mais
le
traité
ne
tiendra
pas.
Surtout,
la
Suisse
signe
avec
la
France
le
traité
de
Paix
perpétuelle
de
Fribourg
qui
restera
en
vigueur
jusqu'en
1798,
considéré
par
de
très
nombreux
historiens
comme
l'acte fondateur de la déclaration de neutralité suisse, effective au XVIIe siècle.