La Cinéscénie (du grec "kine", qui signifie mouvement, et de "scène", qui exprime l'espace) est définie par son créateur (expression a été inventée par Philippe de Villiers) comme "l'espace en mouvement". C'est une sorte de grand film vivant qui se déroule en relief sur près de vingt trois hectares, réalisé en associant les techniques les plus modernes (quadriphonie, laser, électronique, pyrotechnie informatisée, écrans d'eau géants...) à l'émotion du direct. Le spectateur est saisi par l'atmosphère magique produite par la symbiose du texte, de la musique, des couleurs, du plein air, de la présence physique des acteurs, que l'on sent vivre à quelques mètres de soi, à la fois proches et lointains dans le temps et dans l'espace. La Cinescénie est lancée en 1978 à l'initiative de Philippe de Villiers, qui a découvert le château en ruine et laissé à l'abandon. Il fait appel à Georges Delerue, qui crée la musique d'accompagnement du spectacle. Celle-ci sera remplacée en 2002 par une nouvelle œuvre composée et dirigée par Nick Glennie-Smith. La scène (agrandie en 2005) s'étend sur 23 ha, ce qui en fait la plus grande scène de spectacle du monde. Le support du projet est l'association du Puy du Fou, qui comprend 4000 membres bénévoles appelés les Puyfolais, pour la plupart issus des communes des alentours. Chaque saison, la cinéscénie accueille environ 380 000 spectateurs lors de ses 28 représentations. Les effets spéciaux comme la projection d'images sur un mur d'eau, par exemple, ont entièrement été créés par les membres du Puy du Fou et ont été exportés dans de nombreux pays y compris aux Etats-Unis. Depuis 1982, le texte, écrit par Philippe De Villiers et porté par la voix de Philippe Noiret, commence avec les paroles : "Je n'ai jamais reçu de nom. Ils m'appellent le vieux galopin. Je ne me suis jamais perdu. Ils m'appellent le vieux cherche pain,......." La trame est l'histoire de la famille Maupillier, reflet symbolique du peuple Vendéen. Toute l'action s'organise autour du face à face entre Jacques Maupillier et un vieux marchand ambulant. Mémoire de tout le peuple vendéen, le voyageur raconte au jeune Jacques l'histoire de ses ancêtres. Du Moyen-Âge à la Seconde Guerre Mondiale, le vieil homme caresse les époques et chaque siècle qu'il décrit fait apparaître des décors inattendus et appellent de nouveaux personnages, par milliers. Son récit nous plonge dans un face-à-face entre Jacques Maupillier et un vieux marchand ambulant symbole de la mémoire du peuple vendéen. Le voyageur raconte au jeune homme l'histoire de ses ancêtres, du moyen Âge à la seconde Guerre mondiale. Pendant deux heures, 700 ans (du 13ème au 20 ème siècle) se déploient sous nos yeux pour relater cette légende familiale. 13ème : Le Moyen age, le temps des frayeurs. 15/16ème : La renaissance, la fête. 18ème : La révolution, la guerre. 19ème : La fête au village, la vie quotidienne au village en 1880. 20ème : La fête, la deuxième guerre mondiale, la famille Maupillier disparaît. Il y a deux héros dans le spectacle : 1. Le présentateur : un vagabond, (présent pendant tout le spectacle), qui passe d'une époque à l'autre pour raconter le passé. 2. Jacques Maupillier, vit au château du Puy du Fou. Sa présence à chaque époque est due au fait qu'à chaque fois il s'agit du fils de l'ancêtre jacques Maupillier. L'eau, des jets montant à plus de 30 mètres sous une musique de Nick Glennie-Smith. Le Feu, de grands artificiers vous faisant vibrer sous le plus beau spectacle pyrotechnique. Les jeux de lumière de la Cinéscénie ont entièrement été revus par un spécialiste : Koert Vermeulen. Un belge maître de l'illumination. Enfin, les animaux, qui du plus petit au plus grand, vous feront admirer les heures de dressages et la patience de leurs maîtres.
Une Flamme Qui Traverse les Générations Depuis l'été 1978, lorsque trois cents habitants de la Vendée relevèrent un pari que beaucoup jugeaient impossible, une formidable aventure humaine s'écrit soir après soir sous les étoiles du Puy du Fou. À cette époque, ils n'étaient qu'une poignée de passionnés. Agriculteurs, artisans, enseignants, commerçants ou étudiants, tous partageaient une même conviction : l'Histoire mérite d'être racontée. Ils donnaient leur temps, leur énergie et leur enthousiasme pour faire revivre l'âme de leur terre. Près d'un demi-siècle plus tard, leur élan s'est transformé en une chaîne humaine exceptionnelle. Aujourd'hui, plus de 4 500 bénévoles poursuivent cette œuvre unique. Chaque saison, ils endossent un costume, répètent inlassablement leurs rôles, préparent les décors et participent à la magie qui émerveille des millions de spectateurs. La Cinéscénie est bien plus qu'un spectacle. Elle est le récit vivant d'un territoire, d'un peuple et de ses racines. Grâce à l'engagement de ces femmes et de ces hommes, l'histoire de la Vendée traverse les générations avec authenticité et émotion. Loin de la lumière des projecteurs, ils accomplissent une mission précieuse. Par leur investissement, ils préservent un patrimoine, perpétuent des traditions et font revivre les destins de celles et ceux qui ont façonné cette terre au fil des siècles. Depuis 1978, les générations se succèdent. Beaucoup ont découvert la Cinéscénie enfants, aux côtés de leurs parents. Aujourd'hui, ils y entraînent leurs propres enfants et petits-enfants. Ainsi se transmet, année après année, une passion devenue héritage. Puis, lorsque le dernier feu d'artifice s'évanouit dans la nuit vendéenne et que les tribunes retrouvent leur silence, quelque chose demeure. Une émotion collective, née de milliers d'heures de dévouement et de partage. Un soir de 1978, trois cents pionniers ont allumé une flamme. Près de cinquante ans plus tard, cette lumière brille toujours. Elle éclaire les visages de 4 500 bénévoles qui, avec humilité et fidélité, continuent de faire vivre une aventure humaine sans équivalent. Les véritables héros de la Cinéscénie ne cherchent ni la gloire ni les honneurs. Leur récompense se trouve dans les regards émerveillés du public, dans les souvenirs qu'ils contribuent à créer et dans l'émotion qu'ils transmettent à chaque représentation. Depuis 1978, ils sont des milliers à avoir donné un peu de leur temps pour offrir beaucoup de souvenirs. Des milliers à avoir choisi de servir une histoire plus grande qu'eux-mêmes. Leurs noms ne figurent pas toujours sur les affiches. Pourtant, ce sont eux qui, soir après soir, font battre le cœur de la Cinéscénie. À travers leur engagement, la Vendée ne raconte pas seulement son passé : elle le fait vivre. Et dans le regard émerveillé de chaque spectateur se reflète le plus bel hommage qui puisse leur être rendu. Merci aux 4 500 bénévoles d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Vous êtes les bâtisseurs de mémoire d'une aventure que le temps ne pourra jamais effacer. Vous êtes les passeurs du temps, les gardiens d'une flamme allumée par trois cents pionniers en 1978 et portée, depuis lors, par des générations de femmes et d'hommes animés par la même passion. Et tant qu'il se trouvera des bénévoles pour faire revivre cette épopée sous le ciel vendéen, l'Histoire continuera de vibrer. Car certaines histoires ne meurent jamais lorsqu'elles sont confiées à des cœurs qui refusent l'oubli.