Sur la Route du Château Renaissance. Retour Retour
De 1978 à 1993, des recherches intéressantes ont été effectuées dans le château Renaissance (Sondage du sol de la cuisine, fouille de la cuve et des égouts de la cave, sol de la chapelle etc...) . Les premiers exemples de découvertes étaient que : Les cuisines ont été modifiées après la construction du château et que la pièce a été dallée après une première occupation et voûtée (Avant les travaux, les supports de la voûte étaient désolidarisés des murs extérieurs qui portaient des traces d'enduit) . Dans une couche cendreuse sous le dallage, il a été récupéré de nombreux débris, os, dents de sanglier, coquillages, coquilles d'huîtres et de moules, arêtes de poissons...etc. Nous trouvons plusieurs restes du château du XVème siècle. Restes invisibles de fondations en sous-sol et de souterrains. Partons maintenant à la découverte de ce monument (toutes époques confondues) situé à 226 mètres d'altitude. Au début des travaux, des infiltrations d'eau en provenance de l'étang voisin se manifestent, si bien qu'il faudra se résoudre à asseoir les fondations sur des pilotis. (Petite parenthèse, le même souci est survenu lors de la construction du Village XVIIIème, impliquant la même solution) . Les parties les mieux conservées du château de Guy II du Puy du Fou sont, sans conteste, la porte d'entrée, avec sa tour à mâchicoulis et le bâtiment carré, flanqué de deux tours qu'on aperçoit, à gauche en entrant dans la cour et le bâtiment situé à la droite. Ce bâtiment garde encore toutes les apparences d'une construction du XVème siècle, malgré des ouvertures sans style (voir linteau avec marquage, etc..), pratiquées après coup. Par la porte ménagée entre les deux tours, on accède à une vaste salle appelée vulgairement la cuisine, mais qui pourrait avoir été la salle des gardes. La partie de droite actuellement "l’Échansonnerie", n'a pas été modifiée pendant la rénovation et reste une partie principale de la partie médiévale. Cette partie aura plusieurs fonctions : écuries, communs, et restaurant. Restes visibles à l'extérieur, au nœud même du château, c'est-à-dire à l'angle "Nord-est" formé par les deux bâtiments du XVIème siècle. Derrière la grande loggia, on y trouve les traces de bâtiments considérables complètement informes, mais laissant deviner un ensemble très vaste et ramassé.
Il ne reste du XVème que des fondations et l'angle et bâtiment "Nord-est", un donjon auquel François II aurait adossé son aile, et Catherine sa galerie. En 1882, M. DE QUENETAIN s'adresse à l'un des meilleurs architectes de Nantes, M.FRABOULET. Il a refait entièrement le pavillon de l'escalier, de la chapelle, et le rez-de-chaussée de la Salle des gardes, pas toujours de façon heureuse. C'est à lui que l'on doit cet énorme toit en ardoises !... L'étude de l'ancien cadastre de 1839 des Epesses montre l'emplacement de la salle des gardes en blanc, comme si elle n'existait pas, ou plus vraisemblablement comme si on n'avait pu en faire le relevé, pour cause d'éboulis par exemple... ou difficulté d'accéder à cette partie. Par contre, il est noté un retour de mur important au N.E. Toute une partie est donc, à cet endroit-là, considérée comme inexistante, à cette époque La fouille a apporté un certain nombre d'éléments des plus instructifs concernant l'histoire de ce château du Puy du Fou. Entre les 2 tourelles du bâtiment carré du XVème, il existe trois ouvertures qui ne sont pas de la même époque. Une porte en plein cintre, et parfaitement à l'aplomb, deux fenêtres superposées qui éclairent les étages. C'est sur le linteau de la fenêtre du premier étage des inscriptions. Des lettres et des chiffres, en relief, sont bien visibles, encore que la pierre ait changé de teinte par endroit, sous l'effet de l'humidité et des mousses... On distingue "MD. 1805", la suite du "MD" pourrait être "LB" Certaines publications mentionnent : "M. D. L. B. 1801". Les pierres nettoyées, lors des travaux de restauration, avanceraient donc de deux siècles l'époque de certains travaux de transformation de ce bâtiment, à rencontre de tout ce qui a été écrit jusqu'ici ?... On remarque sur l'une des tours, une potence. A cet endroit se trouvait la petite cloche du château. Depuis le début de la Terreur, par ordre de la Convention, les cloches étaient descendues des clochers et envoyées à la fonderie pour en faire "des sous et des canons". La paroisse des Épesses ne faisait pas exception. En 1797, les habitants du bourg voulurent retrouver le son de leur clocher. En effet, un nouveau prêtre assurait le service religieux à l'église paroissiale. Or, il restait une petite cloche oubliée au Puy du Fou, accrochée à une tour du châtelet. Elle portait la date de 1731 et l'inscription "Madame d'Armaillé", du nom de la dernière fille de Claude Boylesve, Gabrielle. Avec la complicité du régisseur, Gilles Lelièvre, la cloche du Puy du Fou fut montée triomphalement au clocher de la paroisse. Les auteurs de cette bravade se réjouissaient du tour qu'ils allaient jouer ainsi aux Patriotes. La cloche sonna bientôt à toute volée pour les offices. Une plainte ne tarda pas à être déposée à Fontenay. Le commissaire voisin se fit rappeler à l'ordre par le Directoire départemental : " Il paraît, lui écrivait-on, que depuis un certain temps, une cloche sonne aux Épesses, et bien qu'habitant à Saint Mars-la-Réorthe, vous ne vous en êtes pas rendu compte ! " Le commissaire se précipita aux Épesses et condamna au silence la petite cloche, dont il fit "descendre la corde". L'histoire ne dit pas si la cloche du Puy du Fou se remit à sonner en l'absence de ce commissaire à l'oreille un peu dure... Le corps de logis (Aile de François II) de 66 mètres se compose de vastes sous-sols, d'un rez-de-chaussée légèrement surélevé et d'un étage. Aux sous-sols se trouvaient les cuisines composées de deux pièces distinctes, séparées par un mur avec une porte de communication. On y retrouvait aussi les magasins à vivre, le cellier. Au rez-de-chaussée étaient les appartements d'apparat ou de réception, la chapelle. A l'étage les appartements privés des maîtres. La façade, la brique se mêle au granit. La brique formant le fond, et le granit forme le chambranle des baies et la partie ornementale. Le tout offre un exemple remarquable d'un retour presque complet à l'antiquité. Pour donner de l'air aux sous-sols, cette terrasse était traversée, de part en part, par des soupiraux. Les pilastres, empruntés aux trois ordres classiques (Ionique). Le grave et austère toscan aux sous-sols et au rez-de-chaussée, le gai et élégant ionique au premier étage, le riche et fastueux corinthien à l'étage supérieur. Au centre, on retrouve un gracieux péristyle ou loggia à l'italienne du plus bel effet. Composée de deux arcades en plein cintre, elle donne accès à un escalier en colimaçon. La façade opposée avait portes et fenêtres donnant sur une terrasse élevée d'au moins cinq mètres au-dessus d'un étang. La façade arrière de l'étang, se continuait très certainement jusqu'à l'extrémité de la salle des gardes, se retournait au nord derrière le contrefort (les traces en sont très nettes) , et continuait, en formant une sorte de petit pavillon (notre pièce rectangulaire) qui se refermait sur la galerie. Plus exactement, c'est la galerie qui s'est adossée plus tard au retour d'angle de l'aile de François II. Au départ de la visite, on peut admirer le péristyle ou "grande loggia" qui occupe l'angle rentrant des bâtiments. La loggia, formée de quatre arcades en plein cintre, avec colonnes d'une seule pièce et plafond surbaissé en caissons, est traitée avec un grand luxe d'ornementation. Au-dessus des arcades, figuraient autrefois les armoiries de Catherine de la Rochefoucauld et celle de René Ier du Puy du Fou (marque blanche) . Ces armes sculptées dans la pierre tendre n'ont pas résisté aux intempéries et il n'en reste plus rien. En entrant dans le château on est dirigé vers le grand degré du corps de logis. L'escalier monument al permet d'accéder aux sous-sols, d'une part, et d'autre part, aux étages supérieurs. Cet escalier, tout en granit, voûté en caissons, est somptueux On ne peut que d'admirer la difficulté et le fini du travail. Au départ de cet escalier, sous le péristyle, on remarque les armoiries accolées de René et de Catherine de la Rochefoucauld Armoiries entourées pour le collier de l'ordre de Saint-Michel. L’Ordre de Saint-Michel fut créé à Amboise le 1er août 1469 par Louis XI, afin de répliquer à la fondation de l’ordre bourguignon de la Toison d’Or. Le roi de France le dirigeait et les chevaliers, au nombre de trente-six, devaient lui prêter serment. Son siège, qui était établi dans la grande salle de l'abbaye du Mont-Saint-Michel se trouvaient peintes les armes de tous les anciens chevaliers, fut par la suite transféré par Louis 14 aux Cordeliers de Paris (14 juillet 1661). Dans le mur de la galerie s'ouvrent des baies dont l'une d'elles contient des caissons semblables à ceux des loggias. De la loggia, on accède, de plein pied, à la chapelle. Cette chapelle faisant partie du corps de logis est de proportions modestes. Elle était, comme la première, dédiée à sainte Marie-Madeleine. On y voit encore des traces de peintures représentant le monogramme du Christ et autres ornements. La chapelle fait apparaître une partie du carrelage du 7ème siècle, encore en place. Dans les différents châteaux du Puy du Fou, une chapelle était consacrée à Marie- Madeleine. Marie-Madeleine serait née en l'an 3 de notre ère et aurait été la fille de l'archiprêtre Syrus le Yaïrite, prêtre de David. Marie Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine (Marie de Magdala) , et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée. On ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour le Sauveur l’a délivre des sept démons de Satan. Comme d'autres disciples, Marie-Madeleine assiste au supplice de la crucifixion de Jésus et à sa mise au tombeau. Peu de temps après, elle reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité. Un texte apocryphe du codex de Berlin, écrit en copte à la fin du II° s. porte le nom de : Évangile de Marie. Il s'agit d'un texte à caractère religieux comprenant un dialogue entre le Christ et Marie de Magdala et les autres disciples. Selon les Questions de Marie, qui date de la fin du III° s. Marie-Madeleine est la partenaire privilégiée de Jésus. Marie-Madeleine a été et est considérée par certains comme une incarnation du Féminin Sacré, représentant d'une certaine manière la Déesse-Mère, dont le culte s'étendait au Moyen-Orient dans l'Antiquité. Au travers de mythes, de légendes et de symboles, un conte romanesque s'est élaboré autour d'elle et s'est répandu en Europe. Au-delà de la chapelle, et communiquant avec elle, se trouve une salle magnifique, encore bien conservée. Cette salle est ornée de deux cheminées monumentales et divisée en son milieu par un arc surbaissé. La Galerie de 58 mètres est d'une architecture égale à celle des maisons royales. Très simple, d'un rythme très régulier, elle est construite en granit et en briques, suivant le même principe que pour le corps de logis. Elle se compose de quatorze arcades, séparées entre elles par des pilastres. Deux de ces arcades ont été prévues pour servir de portes. L'étage qui surmonte la Galerie est de la même conception que la partie correspondante à la Galerie, mais avec des fenêtres à meneaux et une très belle cheminée. Au dessus de l'étage, on peut supposer à la vue de fenêtres restantes, qu'un grenier ou étage de logement du personnel était présent à ce niveau. La Galerie "de la Rochefoucauld" n'a pas d'ouverture du côté extérieur. On peut admettre que cette Galerie était destinée à servir d'orangerie, ou de salle des fêtes, de concert, de bal et ballet que l'Italie avait mis à la mode, tels qu'à Amboise, Blois, Fontainebleau. Mais avec les troubles religieux, il est possible, comme le château est isolé, que les plans initiaux aient été modifiés voyant le retour de l'architecture défensive. En mettant à jour un niveau de soubassement de dallage constitué de petites pierres, et de fragments de briques, il a été dégagé une pièce rectangulaire, qui communiquait d'une part avec la salle des gardes, par un passage en biais, et d'autre part avec la galerie par un couloir à caissons, bordé d'un côté par un petit placard, et de l'autre par une fenêtre en entonnoir. Lors de votre visite, chaque salle du château dévoile ses merveilles. La salle aux étendards où des chevaliers en armures forment une voûte d'acier. La voûte d'acier est une haie d'honneur constituée d'épées croisées tenues bras tendus et la pointe en haut. Usage emprunt aux traditions chevaleresques et militaires, c'est une cérémonie par laquelle on accueille un dignitaire, un visiteur de marque que l'on désire honorer sur un itinéraire. La voûte d'acier est liée à la symbolique de l'épée et suggère la puissance légitime, la force mesurée et la protection totale. Lors de la visite du château du Puy du Fou, nous sommes invités dans la crypte et ses gisants. L'étymologie du mot crypte du latin "crypta", du grec "crypte" signifie caché. Les premières cryptes ou grottes sont taillées dans le roc ou maçonnées sous le sol, pour cacher aux yeux des profanes les tombeaux des martyrs. Plus tard, on éleva des chapelles et de vastes églises. C'est à partir de l'époque carolingienne (de 752 à 987 après J. C.) que le nombre d'églises pourvues de cryptes placées sous le chœur, renfermant les corps saints recueillis par la dévotion des fidèles, augmente. Mais c'est pendant la période romane (Xème- fin du XIIème siècle) que le nombre de crypte se multiplie. Les cryptes ne sont pas toujours enfouies. De nombreuses cryptes ne sont que semi-enterrées et reçoivent un éclairage extérieur. Exceptionnellement, elle peut ouvrir directement à l'extérieur. Vers la fin du XIIe siècle, les corps saints jusque-là renfermés dans les cryptes furent placés dans des reliquaires et exposés dans l'église supérieure. Au début de la période gothique (fin XIIe-1230 environ au XIVème siècle), la crypte, si fort en usage à l'époque précédente, disparut presque entièrement. L'usage du sarcophage est courant jusqu'au 4ème siècle après J.-C. Du 8ème au 10ème siècle (époque carolingienne), on posera de simples pierres tombales sur les sépultures. Le Moyen-âge vivait avec ses morts et renoue avec la tradition des sarcophages et créa le gisant, représentation du corps glorieux du défunt prêt à se relever au moment de la Résurrection des morts. Les cimetières étaient déjà organisés autour des églises, les tombes et gisants des puissants occupent à partir du 12è siècle l'intérieur des lieux de culte rappelant aux vivants leur devoir de prière qui leur est dévolu pour le salut des âmes. En France, le défunt est représenté allongé (opposition à orant ou priant) , vivant ou endormi (opposition au transi) à plat dos sur une dalle, le plus souvent les mains jointes. En Angleterre du 13ème au 14ème siècle, le chevalier était représenté "en mouvement", couché sur un côté, les jambes croisées, dégainant son épée. Après le décès, on ouvre le ventre du défunt et l'on en retire les viscères. Ensuite on procède à l'ablation du cœur. Suite la multiplication des sépultures, il en découle des difficultés de conservation des corps lors de leur transport. La technique de conservation consistait, pendant le transport, de le recouvrir de sel, d'aromates et de vin qui jouait alors un rôle d'antiseptique. Au Moyen Âge, on réalisait généralement trois gisants : - Un gisant de cœur présentant un petit cœur sculpté dans la main gauche. - Un gisant d'entrailles présentant un petit sac dans une main. - Un gisant de corps. A la fin du 13ème siècle, les traits du gisant se rapprochèrent de ceux du modèle (le visage paisible et les membres restaient ceux de vivants endormis) . Ils étaient revêtus de vêtements d'apparat, dont les plis restaient ceux qu'ils devaient avoir si la statue était à la verticale. Un   certain nombre de symboles (repose- tête, animaux symboliques, chiens, dragons, furets, lions..., ou familiers) accompagnent le défunt lors de cette traversée selon un usage en vigueur dans l'art funéraire. Il y a des nuances en fonction de la façon de mourir du défunt (heaume, de l'épée à la ceinture ou posée à côté). Un chien aux pieds auprès des gisants féminins symbolisant la fidélité et lui sert aussi de guide. Le   lion   représente la puissance, mais aussi le symbole du Christ, qui a vaincu la mort comme la lionne ressuscite ses petits (texte des Bestiaires). Le dragon le défend contre le mal, l'oiseau a le pouvoir de s'envoler vers l'amour divin, etc... Dans certain édifices, c'est une partie souterraine abritant souvent un dépôt précieux. Depuis le moyen-âge, généralement chaque château possède sa chapelle et sa crypte. Sous la Galerie principale s'étend un caveau voûté en maçonnerie et tout un réseau souterrain, qui devait constituer une réserve d'eau dont le trop-plein servait à l'assainissement des égouts. Les fouilles de 1978, 1979 et 1988 ont mis à jour tout un réseau complexe de retenue d'eau, de drains, d'égouts, de vannes, de vide-ordures, manifestement liés entre eux, mais de nature différente. Cette magnifique découverte d'un complexe d'escaliers et de couloirs menant à une salle souterraine, puis à une terrasse, et enfin à une galerie d'égouts, laisse peu hésitant sur l'utilisation, et surtout à la datation de tout cet ensemble. A l'extrémité de la galerie, on remarque un bassin carré de 2 mètres environ de profondeur et de 2,50 mètres de côté, creusé à même le sol et dont le fond à 1,78 mètre ainsi que les parois sont revêtus de pierres de taille. Autrefois rempli au trois quart, en toute saison, d'une eau fraîche et limpide. Autour de ce bassin, sont disposés, sur trois faces, des sièges de pierre avec accoudoirs, présentant une allure très solennelle et très énigmatique. Certains d'entre eux sont séparés par d'énormes accoudoirs en pierre et distants du bassin d'un mètre environ. Quel était l'utilité de ce bassin ? A ce jour, le bassin garde jalousement son secret et, pour tous, il demeure une énigme. Ce bassin, pouvait tout simplement avoir pour but de constituer une réserve d'eau suffisante pour le besoin des cuisines. Sur la paroi, une pierre en saillie permettait l'évacuation et pouvait servir également à retenir l'eau au moyen d'une vanne que l'on pouvait descendre verticalement dans les rainures. En venant de l'actuelle crypte, on aperçoit une rigole de drainage des eaux d'infiltration. D'une largeur de 0,20 m, ce drain collecte les eaux filtrant sous le mur, pour les diriger, parallèlement à l'aqueduc, vers le passage des égouts. Dans ce sous-sol, un réseau d'égout important dont la sortie se trouve à l'étang. A l'extrémité "Ouest", un petit renfoncement ouvrant sur deux conduits qui plongent dans la galerie d'égouts, donnent à penser à des latrines desservant les différents étages. La particularité de cet égout est qu'à l'extrémité "Sud", il y a 4 vide- ordures qui se déversent dans l'égout. Ce sont des conduits verticaux qui viennent de l'étage supérieur (tour effondrée) et obstrués. Le puits de la cour d'une profondeur totale de 7,36 m, ce puits se trouvait rempli d'eau au 2/3 de sa hauteur ( 20.02.1988). De diamètre assez large, ce puits présente un appareillage régulier de moellons allant en s'évasant jusqu'au rocher. Revenons sur la cour intérieure. Le niveau actuel de la cour a été surélevé, probablement au 19ème siècle. Les soupiraux de la cave ont été murés à demi. A cette époque, on a sans doute détruit le perron central de l'aile "Nord" et surmonté le puits de son niveau actuel. Mais que reste-t-il des souterrains ? Les paysans parlaient bien de souterrains qui s'ouvriraient dans les vastes caves. Mais l'entrée de quelques souterrains a été murée solidement pour empêcher les visiteurs de s'y engager imprudemment. M. Lelièvre a plusieurs fois raconté ce qui suit : "Dès les premiers mois de mon séjour au Puy-Fou, je voulus visiter les souterrains. Je m'engageai dans celui qui suit à l'ouest la direction de la principale avenue. J'avais à peine parcouru une centaine de mètres lorsque je me trouvai en face d'une énorme porte de fer solidement verrouillée qu'il me fut impossible d'ouvrir. Le fer était couvert d'une épaisse couche de rouille qui scellait les verroux à la porte et la porte à son encadrement. Quelques temps après, deux des propriétaires de la terre du Puy-du-Fou, MM. de la Brille et de Sesmaisons, munis de torches spéciales, s'engagèrent dans un autre souterrain dont la direction était à l'est vers Mallièvre. Ils n'avaient pas encore parcouru 1 km, lorsque M. de la Briffe qui marchait en avant enfonça jusqu'au dessus des genoux dans une eau verdâtre et stagnante qui lui glaça les jambes et en paralysa les mouvements. Effrayés ils retournèrent sur leurs pas et se hâtèrent de sortir. M. de la Briffe avait les deux jambes engourdies par un refroidissement qu'on eut peine à dissiper et le força à garder le lit pendant quinze jours." Pour prévenir de pareils accidents et d'autres plus funestes encore, ces Messieurs ordonnèrent à leur régisseur de faire murer solidement tout accès à ces souterrains. Depuis, cette partie du château gardera à tout jamais ses secrets. Les parties extérieures visibles sont en majorités de l'époque médiévale. Par ces quelques lignes, je voulais, vous faire partager ma passion qu'est le Puy du Fou. Malgré de nombreux écrits, malgré de nombreuses recherches, les deux châteaux ont su garder à jamais leurs énigmes et leurs secrets. Si le Vieux château est relativement facile à étudier, il n'est pas de même pour le château Renaissance. Son architecture, ses transformations au fil de ses 600 ans rends complexe l'étude de l'édifice. Pour utiliser une expression de nos jours, nous pouvons dire que c'est un hybride de l'architecture. Mais   dans cette grande histoire, il nous reste de grands noms, de grandes personnes qui ont fait non seulement l'histoire du Puy du Fou mais aussi l'histoire de France. Mais n'est-ce pas mieux ainsi ? Au bon gré des spectacles, au bon gré de notre regard sur ces pierres d'un autre temps, ces deux vieux Messieurs, nous font travailler notre imaginaires et nous font revivre à notre manière leurs histoires de chevalerie d'un passé qui nous envoute et nous font rêver. Oui, c'est bien cet imaginaire, notre imaginaire et ces vieilles carcasses désarticulées mélangeant toutes les époques qui aujourd'hui les font rayonner au quatre coin du monde. Dans la grande coulée des siècles…. "C'est à jamais"…
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Dans la lumière du temps !! Dans la lumière des hommes !! Dans les larmes et les joies de mes pierres ... Mon âge est proche des 600 ans .......... Jamais je ne suis seul..... Je suis d'un autre temps, Je suis un petit chapitre des livres d'histoire... J'ai traversé les siècles comme le vent sur un champ de blé au printemps des moissons au soleil couchant. Qui se souvient que mes maîtres furent des fidèles des Rois de France ?? Mais avec mes amis Puyfolais, je revis.... je reviens dans la lumière...je rayonne à nouveau !!! Je suis le PUY DU FOU !! En lisant ces dernières lignes, connaissez-vous maintenant mon histoire ? Celle qui m'a permit de traverser les siècles ?